Cette semaine (7–11 juillet 2026), les métaux précieux ont affiché des performances contrastées en euros. L’or a légèrement reculé de 0,20 %, clôturant à 115,81 €/g après avoir touché un plus bas hebdomadaire de 114,57 €/g mardi. À l’inverse, l’argent (+2,10 %), le platine (+1,20 %) et le palladium (+3,20 %) ont signé une semaine positive, le palladium atteignant 35 806 €/kg jeudi, porté par une demande industrielle soutenue dans le secteur automobile.
Sur le plan géopolitique et macroéconomique, plusieurs facteurs ont pesé sur l’or tout en soutenant les métaux industriels. La publication de chiffres de l’emploi américain en demi-teinte a ravivé les espoirs d’une baisse de taux de la Fed en fin d’année, limitant la pression baissière sur l’ensemble du complexe des métaux précieux. Par ailleurs, les tensions persistantes au Moyen-Orient et les incertitudes autour des négociations commerciales sino-américaines ont maintenu une demande de valeur refuge, tandis que les banques centrales ont poursuivi leurs achats d’or, absorbant une partie de la pression vendeuse.
À moyen terme, les fondamentaux restent bien orientés pour les métaux précieux. L’or conserve un gain d’environ +18 % depuis le début de l’année en euros, soutenu par les achats des banques centrales, l’affaiblissement du dollar et l’instabilité géopolitique structurelle. Le palladium et le platine bénéficient quant à eux de la transition énergétique et de la reprise industrielle mondiale. Les investisseurs restent à l’affût des prochaines décisions de la BCE et de la Fed, qui pourraient catalyser un nouveau mouvement sur les cours.



