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Métaux précieux : semaine du 14 au 18 juillet 2026 – l’or plonge sur fond de crise Iran-États-Unis

Graphique des performances hebdomadaires des métaux précieux (or -3,1%, argent -1,4%, platine -2,8%, palladium +2,6%) du 14 au 18 juillet 2026 en euros

Métaux précieux — 14-18 juillet 2026
Performance hebdomadaire en euros (%)

-4%

-2%

0%

+2%

+4%

-3,1%
Or

-1,4%
Argent

-2,8%
Platine

+2,6%
Palladium
journaldelor.fr

Performances hebdomadaires des 4 métaux précieux en euros – semaine du 14 au 18 juillet 2026

La semaine du 14 au 18 juillet 2026 a été marquée par un repli prononcé des métaux précieux en euros, à l’exception notable du palladium. L’or a cédé 3,1 % pour clôturer aux alentours de 3 490 €/once (~112 €/g), son plus bas niveau depuis début juillet. L’argent a reculé de 1,4 % à environ 52 €/once, tandis que le platine a perdu 2,8 % à 1 390 €/once. Le palladium fait figure d’exception en progressant de +2,6 % à 1 090 €/once, porté par des craintes sur les approvisionnements liées aux tensions géopolitiques.

Le catalyseur principal de cette semaine est l’escalade militaire entre les États-Unis et l’Iran. Des frappes américaines sur le sud de l’Iran ont conduit Téhéran à fermer le détroit d’Ormuz, déclenchant une envolée des cours du pétrole. Ce choc pétrolier crée un paradoxe baissier pour l’or : la hausse du brut alimente les anticipations d’inflation, ce qui renforce les attentes d’une remontée des taux de la Fed, soutient le dollar et pèse mécaniquement sur un actif non rémunéré comme l’or. Par ailleurs, l’Inde a instauré de nouvelles taxes à l’importation sur le métal jaune, faisant disparaître 40 à 70 tonnes par mois de demande physique sur le marché mondial. Les données d’inflation américaine de juin (IPC à +3,5 % en glissement annuel, sous les +3,8 % attendus) n’ont pas suffi à contrebalancer ces pressions.

Malgré ce repli hebdomadaire, les fondamentaux de long terme des métaux précieux restent solides. L’or affiche toujours une progression de +18 % depuis le début de l’année en euros, soutenu par les achats massifs des banques centrales et l’instabilité géopolitique structurelle. Le palladium, dont 80 % de la production mondiale provient de Russie et d’Afrique du Sud, bénéficie des inquiétudes sur les chaînes d’approvisionnement. Les investisseurs surveilleront attentivement les prochaines décisions de la Fed et de la BCE, ainsi que l’évolution du conflit au Moyen-Orient, qui pourraient soit prolonger la correction, soit déclencher un rebond de l’or vers ses plus hauts historiques.

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