La semaine du 20 au 25 octobre 2026 restera parmi les plus difficiles de l’année pour les métaux précieux. L’or a perdu 4,1 % en euros, retombant autour de 3 572 €/once (soit environ 114,84 €/g), son plus bas niveau depuis juillet. L’argent a subi la correction la plus sévère avec un recul de 6,0 %, à 47,89 €/once, au plus bas depuis novembre 2025. Le platine a cédé environ 3,5 % et le palladium 4,7 %, portant l’ensemble du secteur à des niveaux inégalés depuis plusieurs mois.
Trois facteurs ont conjugué leurs effets pour provoquer cette déroute. Premièrement, la flambée du pétrole au-dessus des 100 dollars le baril, alimentée par la reprise des hostilités au Moyen-Orient, a ravivé les craintes inflationnistes et remis en jeu la perspective d’une hausse des taux de la Fed en décembre — désormais intégrée à 84 % par les marchés. Deuxièmement, les rendements des bons du Trésor américain à dix ans ont frôlé les 5 %, augmentant le coût d’opportunité de la détention d’un actif non rémunérateur comme l’or. Enfin, un violent repli du secteur technologique a déclenché des appels de marge, forçant des liquidations dans les métaux précieux.
Tous les regards se tournent désormais vers la réunion de la Fed de la semaine prochaine et la publication de l’indice PCE d’inflation. UBS estime que le seuil des 4 000 dollars (environ 3 560 €) devrait constituer un plancher solide pour l’or, les acheteurs structurels reprenant pied à ces niveaux. La demande physique en Inde a d’ailleurs rebondi sur la correction, tandis que la demande chinoise est restée stable. Si l’escalade géopolitique au Moyen-Orient venait à s’intensifier ou si la Fed surprenait à la baisse, le métal jaune pourrait retrouver son statut de valeur refuge — mais à court terme, c’est la pression des taux qui domine.




