La semaine du 27 octobre au 1er novembre 2026 a été particulièrement difficile pour les métaux précieux en euros. La Réserve fédérale américaine a maintenu ses taux directeurs dans une fourchette de 3,75 % à 4,00 % lors de sa réunion des 27 et 28 octobre, conformément aux attentes du marché. Cependant, les investisseurs ont rapidement intégré une probabilité de 83 % d’une hausse en décembre, renforçant le dollar américain et pesant mécaniquement sur les cours libellés en euros.
L’ensemble des quatre métaux précieux a reculé sur la semaine. L’argent a subi la correction la plus sévère avec une baisse de 9,6 % à 44,00 €/once, suivi du palladium (-7,2 % à 879 €/once) et du platine (-4,7 % à 1 284 €/once). L’or a mieux résisté mais cède tout de même 3,1 % à 3 470 €/once. Des appels de marge dans le secteur technologique ont provoqué des liquidations en cascade sur les marchés des matières premières, amplifiant les baisses.
Les tensions persistantes au Moyen-Orient, habituellement favorables à l’or en tant que valeur refuge, n’ont pas suffi à enrayer la vague baissière. La publication de l’indice PCE américain le 29 octobre, montrant une inflation toujours au-dessus des objectifs de la Fed, a conforté les anticipations de resserrement monétaire additionnel. Dans ce contexte, les analystes restent prudents à court terme tout en maintenant des perspectives constructives sur l’or pour 2027, avec une inflation de l’énergie (+20,4 % sur un an) susceptible de raviver l’intérêt pour les valeurs refuges.





