La semaine du 18 au 24 août 2026 a confirmé la résilience de l’or face aux tensions géopolitiques persistantes. Le métal jaune a progressé de +2,1 % pour atteindre 3 830 €/once, porté par la persistance des tensions au Moyen-Orient — notamment les échanges d’hostilités entre l’Iran et les États-Unis en mer Rouge — et par des données décevantes sur l’emploi américain, qui ont ravivé les anticipations de baisses de taux de la Fed. Les achats massifs des banques centrales se poursuivent : 548 tonnes achetées au premier semestre 2026, un rythme sans précédent qui soutient structurellement la demande. L’argent a également progressé de +1,0 % à 55,6 €/once, bénéficiant du double statut de valeur refuge et de métal industriel.
À l’inverse, les métaux du groupe du platine ont subi des pressions baissières importantes. Le platine a cédé -2,3 % à 1 483 €/once et le palladium a plongé de -5,1 % à 1 137 €/once. Ce repli s’explique principalement par le ralentissement de la production automobile en Asie — premier débouché industriel de ces deux métaux — couplé à des inquiétudes sur la demande chinoise dans un contexte de transition accélérée vers les véhicules électriques, qui utilisent moins de ces catalyseurs.
Sur le plan macro-économique, le dollar américain s’est légèrement affaibli face à l’euro, amplifiant les gains des métaux en devise européenne. Les investisseurs restent en alerte sur les données d’inflation à paraître la semaine prochaine, qui pourraient infléchir la trajectoire des taux directeurs et, par effet de miroir, les cours des métaux précieux. L’or conserve un biais haussier tant que les incertitudes géopolitiques et la demande des banques centrales demeurent des forces dominantes du marché.



